À seulement 26 ans, Camille Gottlieb, fille de la princesse Stéphanie de Monaco, a perdu 28 kilos entre le mois de novembre et le mois de juillet. Dans un podcast diffusé par "Monaco Info", elle raconte avec franchise ce parcours intime, loin des diktats esthétiques, entre rééquilibrage alimentaire, soutien familial et prise de conscience personnelle.
Camille Gottlieb, la benjamine de la princesse Stéphanie de Monaco, s’est confiée dans un podcast de Monaco Info sur un sujet très personnel : sa perte de poids. Dans un échange sincère, elle revient sur son ancien rapport à la nourriture, les jugements subis, le rôle de sa mère et le soutien de son entourage. Un témoignage sans filtre, loin des discours formatés. "J’ai pas eu vraiment de déclic en mode 'Là je commence un régime, c’est fini, on en a marre'", explique-t-elle. "Ce qu’il s’est passé, c’est que c’était le confinement, j’ai pris du poids, mais j’étais déjà en surcharge pondérale."
Ce n’est donc pas un événement choc qui a tout changé, mais une prise de conscience partagée avec son meilleur ami Mehdi : "Après le confinement, il y a eu un confinement en novembre. Mehdi, mon meilleur ami, il avait grossi aussi. Du coup, on s’est dit : on va faire un régime tous les deux. Mehdi a perdu en moins d’un an 33 kilos. Lui, il a fait un régime beaucoup plus strict que moi, et moi j’ai fait un rééquilibrage alimentaire." Durant ce second confinement, Camille s’installe avec Mehdi chez sa mère : "On s’est confinés ensemble pour le deuxième confinement, avec ma mère, parce que je vis toujours avec ma mère, et ma mère adore Mehdi, c’est comme son quatrième enfant." Stéphanie de Monaco décide alors de prendre les choses en main : "Elle a dit : 'Bon, maintenant vous allez être sérieux tous les deux, je vais vous faire à manger moi.'"
"Je me suis fait violence pendant des semaines"
La princesse veille à ce que l’alimentation soit équilibrée. "Ma mère adore manger sain. Moi, du côté de mon grand-père, je suis normande donc moi j’aime bien quand y’a du beurre etc. Ma mère c’est à base de viande blanche. Elle, son plaisir, elle le trouve dans la nourriture saine. Moi je trouve mon angoisse dans la nourriture saine." Camille reconnaît que la nourriture avait longtemps été pour elle une source de réconfort : "Dans la nourriture, j’ai ce côté très rassurant, et ce côté léger, c’est pas rassurant." Elle poursuit : "Moi j’avais un rapport à la nourriture où avant ça me comblait de bonheur et en fait après avec l’habitude, je prenais l’habitude mais c’était plus un réflexe. Par exemple quand j’arrivais à la maison devant la télé je prenais des gressins, un petit bout de fromage... Et en fait j’ai tout réhabilité ça en me disant faut que je retire ces vieux réflexes."
Pour parvenir à perdre près de 28 kilos entre novembre et juillet, Camille ne fait pas de sport. Elle modifie simplement mais en profondeur ses habitudes alimentaires. "J’ai réduit mon estomac, je me suis fait violence pendant des semaines. En mangeant moins, beaucoup moins, c’est ça qui m’a permis de perdre beaucoup de poids. J’ai fait zéro sport." Sa mère, toujours présente, la rassurait et la soutenait : "Ma mère m’a dit : 'Toute façon que tu fasses 120 kilos, 50 kilos ou 70 kilos, je t’aime quand même.'"
Camille revient aussi sur la cruauté de certains commentaires : "C’est pas parce qu’il y a une personne qui m’a dit 'T’es grosse' que je vais être grosse toute ma vie." Pour elle, les critiques en disent plus sur ceux qui les émettent que sur leurs cibles : "Je me dis que les personnes qui sont les plus malheureuses sont celles qui dénigrent le plus." Et d’ajouter : "Pour moi, à partir du moment où on critique une fille, sur son physique, sur sa manière de penser, sur sa manière d’être éduquée ou quoique ce soit, je me dis que c’est la fille qui critique qui est malheureuse."
Consciente de la pression que subissent les femmes, celle qui a récemment porté une robe inspirée de son illustre grand-mère appelle à la bienveillance : "Entre femmes, c’est tellement compliqué qu’il faut se soutenir, s’entraider, être solidaires." En partageant son parcours, Camille Gottlieb offre un récit honnête, marqué par la volonté de se sentir mieux dans son corps et dans sa tête. Un message puissant pour toutes celles et ceux qui luttent contre les diktats et les jugements.
2025-07-31T14:22:46Z