CE RISQUE GéNéTIQUE COURANT DE CANCER POURRAIT êTRE PRéSENT DANS VOTRE FAMILLE : COMMENT LE DéTECTER ?

On parle souvent des causes environnementales qui augmenteraient le risque de contracter un cancer. Mais d’autres raisons, dont génétiques, sont à prendre en compte.

Qu’est ce que le syndrome de Lynch, qui augmente le risque de contracter un cancer ?

Les causes environnementales, sur le rôle de l’alimentation, de l’hygiène de vie ou du placement du domicile, sont souvent pointées du doigt quand il s’agit de l’augmentation des risques de contracter un cancer.

Toutefois, les spécialistes mettent en avant certains facteurs, dont génétiques, pour expliquer le développement de certains cancers, surtout chez les personnes les plus jeunes. Le syndrome de Lynch, une mutation génétique bien connue, par exemple, est responsable de 2 à 3 % des cancers colorectaux. Il augmente aussi le risque de contracter un cancer de l’endomètre, un cancer de l’ovaire, et, de façon plus marginale, un cancer de l’estomac, de l’intestin grêle, des voies biliaires ou encore des voies urinaires.

Le docteur Bryson Katona, directeur exécutif du Centre du Syndrome de Lynch à Penn Medecine précise au Huffington Post : "C’est un syndrome qui saute des générations, qui peut donc aller d’un grand-parent à un petit enfant. Mais qui a 50% de chances environ d’affecter les membres de la génération suivante."

Comment savoir si on est atteint du syndrome de Lynch ?

Le Dr Françoise Desseigne, cancérologue au sein de l'Unité d'oncologie digestive du département de médecine du Centre Léon Bérard et oncogénéticienne spécialiste du syndrome de Lynch explique sur le site du Centre de cancérologie Léon Bérard de Lyon : "Ce syndrome est évoqué quand plusieurs membres d’une même famille ont développé un cancer colorectal ou pour les femmes un cancer de l’endomètre (corps de l’utérus) et/ou lorsque ce diagnostic s’est fait à un âge inhabituellement jeune. La recherche au niveau de la tumeur d’une instabilité micro satellitaire (appelée : statut MSI) témoin du dysfonctionnement des gènes MMR (intervenant dans la réparation des mésappariements de l’ADN ) vient conforter cette hypothèse. Ce syndrome sera confirmé par analyse génétique : identification d’une mutation délétère sur un des 4 gènes MMR (MLH1, MSH2, MSH6, PMS2)."

La recherche de cette mutation n’est donc pas automatique. Le dépistage, par contre, de ces différents cancers est possible à différents âges de la vie et de manière régulière, par des coloscopies ou encore un suivi gynécologique.

 

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