Dans un contexte marqué par l’inflation et la hausse continue du coût de la vie, les arbitrages budgétaires des habitants des Pays de la Loire évoluent. À Angers, loin de disparaître, certains plaisirs du quotidien s’imposent même comme essentiels. Sorties, mode ou encore produits de beauté ne sont plus perçus comme superflus, mais comme de véritables leviers de bien-être.
C’est ce que révèle une récente enquête menée par la société SumUp. Selon cette étude, 40 % des Angevins estiment que ces “petits luxes” mensuels jouent un rôle direct sur leur moral. Un chiffre qui s’accompagne d’un constat concret : ils sont tout autant (40 %) à déclarer ressentir une diminution de leur stress après s’être accordé un plaisir.
La mode en tête des priorités
À rebours de la moyenne nationale, les habitants d’Angers placent la mode et les accessoires en tête de leurs dépenses plaisir, cités par 40 % des sondés. Suivent les sorties au restaurant (33 %) et les produits de beauté et de soins (27 %).
Un classement révélateur d’une tendance locale : dans une période contrainte, l’apparence et les moments de convivialité restent des marqueurs forts du quotidien.
Un budget “intouchable”
Malgré la pression sur le pouvoir d’achat, ces dépenses semblent difficilement compressibles. Ainsi, 40 % des Angevins affirment qu’ils trouveraient un moyen de maintenir ce budget, même en cas de baisse de revenus.
Pour y parvenir, les habitants n’hésitent pas à faire des choix. Près de 40 % se disent prêts à réduire d’autres postes de dépenses, notamment les sorties habituelles ou encore certaines dépenses alimentaires.
La chasse aux bons plans s’intensifie
Dans ce contexte, les stratégies pour préserver ces plaisirs se multiplient. À Angers, l’usage des codes de réduction en ligne se démarque particulièrement : 53 % des habitants y ont recours, un niveau nettement supérieur à la moyenne nationale.
Une pratique qui illustre l’adaptation des consommateurs, bien décidés à concilier contraintes budgétaires et moments de plaisir.
Un moteur pour le travail
Au-delà de l’aspect personnel, ces petits plaisirs jouent également un rôle dans la sphère professionnelle. Pour 20 % des actifs angevins, ils constituent même le principal levier de motivation au travail.
Un indicateur qui souligne l’importance croissante de ces moments dans l’équilibre quotidien.
Angers en tête des villes où le plaisir compte
L’étude met également en lumière une spécificité angevine : la place centrale accordée à ces dépenses dans le bien-être. Angers arrive en tête du classement national, avec 90 % des habitants qui jugent ces plaisirs importants.
Elle devance des villes comme Montpellier (87 %), Rouen (86 %) ou encore Toulouse (86 %), confirmant une sensibilité locale particulièrement marquée.
Une nouvelle façon de consommer
Derrière ces chiffres se dessine une évolution des mentalités. Dans un contexte économique tendu, les habitants d’Angers semblent redéfinir leurs priorités : préserver des moments de plaisir, quitte à faire des concessions ailleurs.
Plus qu’un simple loisir, ces “petits luxes” apparaissent désormais comme une soupape essentielle face aux tensions du quotidien.
Méthodologie : enquête réalisée par SumUp auprès de 1 500 Français, incluant un échantillon représentatif d’habitants d’Angers, sur la fréquence et l’impact financier des plaisirs mensuels.
2026-04-01T13:56:16Z